
Lucile est une photographe reconnue et indépendante. Lorsque sa mère tombe malade, elle accourt dans la maison de son enfance et y retrouve son frère Paul. Là, ils découvrent que leur mère, autrefois pétillante et entrepreneuse, leur cache des choses... Lucile et Paul comprennent alors qu'ils n'ont plus que quelques jours pour sauver bien plus que les meubles…
Quand l'héritage devient un fardeau et que les objets parlent plus haut que les mots, que reste-t-il à sauver ?
Le titre résonne comme un cri d’urgence, mais le film, lui, préfère la pudeur. Sauvons les meubles n'est pas seulement l'histoire d'une maison que l'on vide ; c'est l'archéologie d'un lien brisé que l'on tente, tant bien que mal, de recoller.
Le film nous plonge dans le retour aux sources de Lucile. Entre le choc d'une maladie cachée et la découverte de dettes étouffantes, elle se retrouve face à une mère insondable qui a commis l’impensable et trahi son enfant. Comment pardonner l’impardonnable ? Catherine Cosme répond par la douceur, évitant le piège du mélodrame pour offrir un récit d’une grande justesse émotionnelle .
Dans ce premier long-métrage, la réalisatrice transforme un drame familial en une quête de résilience bouleversante. Une histoire de silence et de secrets inspirée par son histoire personnelle
.Le film repose sur la complicité vibrante d’un duo d’actrices au sommet : Vimala Pons (Lucile) qui apporte sa gestuelle unique, un mélange de nervosité et de fragilité qui fait d'elle le "feu follet" du récit et Guilaine Londez, impériale, qui incarne cette mère complexe, à la fois aimante et destructrice, sans jamais tomber dans la caricature. Leur face-à-face, fait de non-dits et de regards chargés d'histoire, est le véritable moteur d'une intrigue qui nous tient en haleine jusqu'au bout.
Pour compléter le portrait de cette famille, on peut ajouter une note sur la présence de la petite fille (incarnée par la jeune Inès Baric), qui apporte une respiration essentielle au récit. :À travers son regard, le film gagne une dimension de transmission supplémentaire : elle incarne cette innocence préservée qui, au milieu du chaos des adultes et des meubles qui s'en vont, rappelle que l'essentiel de l'héritage réside dans le vivant et la tendresse plutôt que dans le matériel.
Ancienne cheffe décoratrice, Catherine Cosme filme les lieux avec une attention particulière. Ici, une commode ou un buffet ne sont pas de simples bois morts ; ils sont les gardiens des souvenirs et les témoins d'une vie que l'on démantèle. La mise en scène, ample et respirante, laisse au spectateur le temps d'infuser chaque émotion. C’est une réflexion universelle sur ce que l’on décide de garder de nos parents pour pouvoir, enfin, se construire soi-même.
Derrière la mélancolie se cache un film profondément lumineux sur les débris de l’int

(titre original : I SWEAR)
Synopsis :Diagnostiqué atteint du syndrome de Gilles de la Tourette à 15 ans, John Davidson traverse des années d'adolescence chaotiques et parvient à l'âge adulte en dépit des obstacles. À travers la bienveillance de ceux qui l'entourent, il trouve l'inspiration nécessaire pour découvrir le vrai sens de sa vie.
Une œuvre d’utilité publique !
L'histoire de John Davidson, qui a inspiré le film « Plus fort que moi » (I Swear), est celle d'un combat remarquable pour la dignité et l'acceptation de soi. La forme sévère du syndrome dont il est atteint provoque des tics physiques et vocaux (coprolalie) extrêmement fréquents et intenses, rendant les interactions sociales quotidiennes très éprouvantes.
Avant d'être le sujet d'une fiction, John Davidson s'est fait connaître du grand public britannique grâce à deux documentaires marquants de la BBC :
* "John's Not Mad" (1989) : Ce film, tourné alors qu'il n'avait que 15 ans, a bouleversé le Royaume-Uni en montrant la réalité crue de la maladie et l'incompréhension de la société de l'époque.
* "The Boy Can't Help It" (2002) : Vingt ans plus tard, la caméra le retrouvait adulte, montrant comment il avait réussi à construire sa vie malgré les obstacles.
Le film s'inspire largement de son travail communautaire. En effet, John Davidson a consacré une grande partie de sa vie à aider les jeunes (Il a notamment dirigé un centre de jeunesse dans sa ville natale) prouvant que sa condition n'était pas un frein à l'autorité ou à la transmission de valeurs.
Il est devenu une figure de proue pour la sensibilisation au syndrome de Tourette, luttant contre l'idée que les personnes atteintes seraient "folles" ou "malpolies".
Kirk Jones, le réalisateur, a su traiter ce sujet difficile avec une humanité désarmante, en évitant le piège du pathos excessif au profit d’une narration pleine de vie. Il a su trouver cet équilibre rare entre humour et drame ; aussi, loin d’être un biopic pesant, le film invite souvent à rire, mais toujours AVEC le personnage et non DE lui, illustrant ainsi son autodérision face à la maladie.
Pour ce faire, il a pu s’appuyer sur l’interprétation magistrale de son acteur principal, Robert ARAMAYO (prix du Meilleur Acteur aux BAFTA 2026). Sa capacité à incarner les tics et la détresse liés au syndrome de Tourette, sans jamais tomber dans la caricature ou le voyeurisme, est une performance intense et profondément habitée, qui s’explique par le temps passé avec le véritable John Davidson. Cette immersion a permis à l'acteur de saisir non seulement la mécanique des tics, mais aussi la fatigue mentale et physique que cela impose, ainsi que l'incroyable étincelle de vie qui caractérise John.
« Plus fort que moi » est un film lumineux et nécessaire
porté par un acteur au sommet de son art .

Un film de Philippe Béziat
Synopsis : Comment jouer ensemble sans se sentir disparaître dans la masse ? Comment cohabiter si longtemps sans que le groupe explose ? Quel rôle joue vraiment le chef d'orchestre ? Pour la première fois, caméras et micros se faufilent parmi les 80 musiciens de l'Orchestre de Paris, sous la baguette de leur jeune chef prodige, Klaus Mäkelä.
Un film immersif au cœur de la musique en train de se faire ; au plus près de l'expérience des musiciens, de leurs émotions, de la beauté.
Ne vous contentez pas d'écouter la musique, vivez-la de l'intérieur.
Plus qu'un simple concert, Nous, l'orchestre est une immersion sensorielle et humaine au plus près de ceux qui font la musique. Loin des clichés et de la froideur des salles de spectacle, ce film lève le voile sur l'invisible, sur ce qui se cache derrière l’harmonie : la sueur, le souffle, le doute et l'extase d'un collectif en quête de perfection.
Après le succès phénoménal « d’Indes galantes » qui suivait l'entrée du hip-hop à l'Opéra de Paris, ou « Traviata et nous », le réalisateur Philippe Béziat nous invite à une plongée charnelle et sonore au sein de ce grand temple qu’est la Philharmonie de Paris et de son orchestre.
Philippe Béziat filme l'orchestre comme un corps en mouvement, un organisme vivant grâce à une mise en scène au plus près des visages et des instruments. Le but est de capter ce que le public ne voit jamais : les regards complices, les frissons des cordes pincées et la respiration collective. On ressent la tension des muscles, le bois qui vibre, l’adrénaline qui monte. C’est la musique saisie dans sa vérité la plus brute.
Entre doutes en répétition et extase de la performance, le film dévoile comment cent individualités s'effacent pour ne former qu'une seule voix puissante et harmonieuse.
Philippe Béziat ne nous livre pas seulement la virtuosité de la discipline orchestrale mais donne la parole aux instrumentistes qui, tour à tour, expriment leurs failles, leurs rivalités et les joies partagées, composant ainsi une mosaïque de sensibilités et de tempéraments parfois incompatibles.
Oubliez la distance de la salle de concert : cette fois, vous êtes sur scène, entre les cordes et les cuivres, au plus près du souffle et de l'émotion. Vous observez, fascinés, ce jeune chef prodige finlandais de 29 ans Klaus Mäkelä « sculpter le son ». La caméra capture chaque regard, chaque geste de ce dialogue fascinant entre un chef et ses cent musiciens.
« Nous l’orchestre » n'est pas un documentaire sur la musique, c’est un film de musique. C’en est le cœur battant comme vous ne l'avez jamais entendu et un voyage cinématographique où le rythme de l'image épouse celui de la partition pour vous couper le souffle. C’est surtout une magnifique méditation sur ce que signifie « jouer ensemble » dans un monde où l’individu est sans cesse valorisé !
Une expérience sensorielle totale qui rend le classique vibrant d'humanité.
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